dimanche 31 mai 2009

La vierge sanglante - chapitre 3

Et déjà voici le troisième chapitre de ma nouvelle, ça avance plutôt bien pour le coup comparé à ce que j'ai fait auparavant :D
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Après avoir fini mon vrre et déposé le pourboire, Yohann nous mena faire un tour pour découvrir un peu la ville avant de nous arrêter à l'hotel, situé non loin d'un parc où coulait une fontaine naturelle et de la dite basilique. Une fois entrés, Yohann demanda les clés de nos chambres au gérant puis nous fit signe de le suivre dans les escaliers menant au sous-sol, puis ferma la porte derrière nous. "Ici on peut parler sans problème" dit-il une fois la porte fermée, "la question qui vient maintenant est : que faites-vous ici ? Les réponses sont détaillées dans ce rapport, que je vous invite à le lire, mais en attendant je vous demanderai de m'écouter : la hiérarchie vous a donné des informations, disons qu'elles sont à moitié vraies : il-y a bien eu une série de meurtres dont les victimes ont été retrouvées dépecées, crucifiées, pendues ou dans d'autre états bien plus déplorables aux abords ou dans la basilique, seulement en attendant de trouver une piste fiable et un coupable à la clé, la Maison s'est contentée de suivre les témoignages des gens qui mettent ces agissements sur le compte de la sainte vierge, ce qui d'une certaine façon n'est pas forcément faux, mais en attendant il est nécessaire de ne pas écarter la possibilité que la cause soit extérieure à l'enceinte de la basilique", il nous expliqua tout ça en cherchant un document sous cachet de cire de l'organisation qu'il nous donna.
"Et qu'allons nous faire en attendant ? demanda Anabelle en levant à peine les yeux
-J'allais y venir, on suit la procédure habituelle : vous enquêtez auprès de la population sur les évènements, puis une fois que vous estimez avoir assez d'informations, allez sur les lieux, hors de question d'engager le combat à moins que la vie de l'un d'entre vous soit menacée, on n'attaque pas les civils et interdiction formelle de tuer des humains jusqu'à-ce qu'ils soient déclarés comme inhumains, l'usage de sédatifs ou incapacitants est recommandée. Pour l'instant suivez les instructions, je garde le contact avec l'organisation et les veilleurs dans la région.
-Donc ça c'est bon pour la procédure habituelle, mais si un humain est attaqué, on lui porte secours ou on le laisse ? demanda encore Anabelle en levant légèrement plus la tête.
-Désolé, pour l'instant on touche pas à ça, on a pas encore assez d'informations ou d'instructions, contentez-vous d'enquêter et de rester en vie, pendant ce temps je ferai mon travail, à savoir garder le contact avec les hautes sphères", expliqua Yohann en essayant d'éviter le regard d'Anabelle, qui à ces mots baissa la tête en laissant échaper un soupir. "C'est déguelasse, on est là, on peut leur porter assistance et au contraire on nous ordonne de les laisser crever." souffla-t-elle le visage à moitié dans son manteau.
-Je sais, moi non plus je n'aime pas ça, mais tu y étais préparée en entrant dans l'organisation." lui répondis-je calmement.
-Seulement je n'ai pas choisi d'être un assassin, je suis médecin, j'ai fait le serment de sauver des vies quoi qu'il en coûte, pas de les détruire ou de ne rien faire.
-C'est pourant ce que tu fais, tu sauves des vies en éliminant la cause de leur mal.
-En échange de la mort d'autres humains ? C'est contraire au serment que j'ai passé.
-Mais même sans tuer de coupables pour sauver des innocents tu parviens à sauver des vies en tant que médecin.
-Seulement ce n'est pas cette vision génocidaire de la médecine que j'avais en m'engageant, désolée." La discussion devait s'arrêter là, à partir du moment où elle prononce "désolé", tout effort pour la rassurer devient inutile, tout ce que je pouvais faire était alors de la prendre dans mes bras et l'embrasser dans le cou en lui chuchottant "Ne sois pas désolée, tu n'y es pour rien." à l'oreille, Yohann assistant à cette scène s'adossa au mur en croisant les bras et en baissant la tête. "Pardonnez-moi vengeurs mais je pense qu'il est temps pour nous de nous mettre au travail, si vous avez besoin d'aide, lisez le document que je vous ai donné, en attendant je me remets à mon travail, sur ce, passez un bon séjour, et surtout, ne mourrez pas, mes frère et soeur." Yohann ouvrit la porte et quitta l'hôtel, maintenant nous sommes seuls.

La vierge sanglante - chapitre 2

Le bateau arriva à quai, lentement, puis nous descendîmes au milieu de la foule, valises en main, avançant vers le bar le plus proche, même si ni moi ni Anabelle avions soif, il s'agissait d'une formalité pour être reconnu par les nôtres, nos frères, nos camarades et nos ennemis, en l'occurence on attendait un camarade, un veilleur et un verre de vodka plus précisément, ces gens se chargent de donner des nouvelles de la ville, d'informer la hiérarchie de ce qui se passe, si il-y a besoin de renforts ou d'accueilir les nouveaux arrivés, le verre de vodka n'est là que dans le but de ne pas nous faire jeter du bar pour ne pas consommer, simple politesse en fait. Le bar était situé à l'ange entre ce qui fait la place du port et une large rue montant vers une église ou une cathédrale, personnelement je penche pour une église étant donné que je ne me suis jamais vraiment posé la question sur la différence entre les deux, c'est réducteur mais j'ai pas vraiment besoin d'en savoir plus, j'ai encore jamais vu de cathédrale en face d'une église à côté de laquelle se trouvait une chapelle, et j'espère honnêtement ne jamais avoir à être confronté à ce genre de situations. Pendant qu'on attendait la vodka et le veilleur, Anabelle et moi regardions fixement la foule en face de nous, de l'autre côté de la route, sur la place du port, où s'étaient rassemblés quelques étalages de commerçants, et derrière eux, la mer et quelques bateaux, pensant à une façon de dessiner cette vue et de la mettre en musique. Quel étrange lien se trouve entre le dessin et la musique ? A peu près le même qu'entre ces deux derniers et l'écriture, ils sont liés par l'art : le dessinateur peint une toile qui inspire l'auteur à écrire un texte qui donnera une chanson mise en musique par le musicien, lequel inspirera le dessinateur, et inversement, là je dessine, et elle chante, l'écrivain n'est pas parmi nous, malheureusement. Au bout d'une vingtaine de minutes et de deux verres de vodka dilués au possible afin de la rallonger et de la partager entre nous deux, le veilleur s'assit à notre table. C'était un jeune d'une vingtaine d'années, les cheveux courts et chatains et le visage presque obstrué par la capuche de son manteau et une écharpe qui lui couvrait jusqu'au nez, il prit place avec aise parmi nous et se présenta, "Hmmm-messieur-dames, bienvenue à Néo-Massilia, puis-je me présenter, mon nom est Yohann, à votre service et heureux de vous voir arrivés en entier" dit-il avec un ton amical, à vrai dire il était difficile de discerner ses émotions précisément puisque sa bouche était cachée par son écharpe.
-Enchanté, on m'appelle Hay, et à côté c'est Anabelle, la perle de la Maison" répondis-je alors que mon amie levait les yeux puis baissait la tête comme pour éviter le regard du veilleur. "Dites-moi, où pourrions nous poser nos affaires et nous reposer ? Le voyage a été disons... plutôt désagréable.
-Terminez votre verre et suivez moi, je vais vous mener à l'hotel, une chambre vous attend, je vous donnerai les informations qu'on m'a demandé de vous donner une fois arrivés".
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Voici donc le deuxième chapitre, j'étais sous limonade quand j'ai écrit ça...

jeudi 21 mai 2009

something about this

L'amour, cette sensation née du désir de la nature de procréer ; le coeur s'emballe, l'adrénaline monte et empêche de respirer, on court, on attend, chaque seconde plus proche de toi, et pourtant chaque seconde est de plus en plus douloureuse, puis l'adrénaline fait place à la morphine ou à une quelque sorte d'amphétamine, la douleur fait place au plaisir, plus rien ne nous atteint, le temps s'arrête, puis la magie de l'amour opère, avant de disparaître, laissant place au vide et à la souffrance.

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Ca fait partie de ce genre de trucs que j'écris pendant ces instants de mélancolie, faut pas chercher à comprendre à vrai dire... on aime ou on aime pas (ou alors y-a une solution mais je crois qu'elle est suffisemment connue pour ne pas la citer).

mardi 14 avril 2009

La vierge sanglante - Ch 1

La corne du bateau sonna quatre ou cinq fois, peut-être plus, de toute façon je venais de me réveiller et je n'étais pas encore assez lucide pour les avoir compté depuis le début. Je jetais un coup d'oeil à ma montre qui indiquait neuf heures du matin, puis me suis levé de ce sur quoi je dormais, à savoir le sol même, puis ai revêti mon manteau, pas par manque de place dans la cabine mais par habitude et simple précaution, j'ai l'habitude, en voyage, de dormir assis par terre, adossé à mon équipement et recouvert de mon manteau, je ne tiens pas personnellement à me retrouver infesté des puces ou autres immondices du dernier à avoir dormi sur le lit de l'auberge (ou en l'occurence de la cabine de bateau) sur lequel je vais dormir. Une fois m'être préparé, je sortis sur le pont. L'air était frais et humide, une douce brise me fouettait le visage en le libérant des longues mèches de mes cheveux ondulés qui l'entravaient. Le ciel était gris, les matins étant longs en hiver le soleil venait donc de se lever je présume, et déjà ses rayons perçaient les nuages de mille lames brillantes qui s'enfonçaient vaillament dans la mer et sur la terre, sur la ville de Néo-Massilia, la perle écarlate du sud. Cette ville maritime du sud de la France était non seulement connue pour son port toujours utilisé même en temps de guerre mais dans le cas présent pour le genre de légendes qui font mon "travail" mais il s'agit là d'un détail que j'aborderai plus tard. Le bateau arrivait peu à peu au niveau de la ville, et à mesure que le temps passait, le nombre de mouettes augmentait, puis on aperçut enfin la statue de la vierge de la Garde. C'était une statue d'une femme portant un enfant recouverte de feuilles d'or surplombant la ville. On dit qu'on peut la voir de n'importe où, où qu'on soit dans cette ville, pour l'instant je sais juste que c'est la première partie de cette ville que je vois depuis la mer. Cette statue, outre le fait qu'elle soit, je trouve, assez belle, était connue par les habitants de Marseille comme la protectrice de la ville, qui leur donna aussi la force et le courage de se battre à maintes reprises contre l'assaillant, qu'il soit intérieur ou extérieur, seulement cette légende changea à l'issue de la guerre ; pour on ne sait encore quelle raison, la vierge s'est mise à tuer ses fidèles citoyens et à se couvrir de leur sang, les angelots à ses pieds ont pris des formes inhumaines et l'intérieur même de la basilique est devenu un vaste donjon où des gens sont pendus aux murs et aux plafonds par des crochets de boucher ou simplement écartelés pour les plus chanceux à qui on a pas arraché un ou plusieurs membres, torturé avec des substances peu catholiques avant de passer à la vierge de fer quand les autres instruments de sadisme gratuit du genre sont tous utilisés, les représentations du Christ ont même disparu pour laisser place à des cadavres cruxifiés (mais pas ceux du Christ, autrement je ne serais pas là et le Vatican aurait déjà envoyé plus d'enquêteurs qu'il n'y en a déjà) et les vitraux et les peintures ont tous été recouverts d'inscriptions, enfin voilà en tout cas ce qu'en disent les supérieurs au briefing.
Alors que je repensais à ces récits pour le moins charmants, je sentis une présence, des pas s'approchaient peu à peu de moi. C'était des pas d'une personne plus petite que moi, assez mince mais toutefois allourdie par la fatigue, je n'avais donc aucune crainte à avoir. Cette personne dont je n'avais pas encore vu le visage de la journée mais dont je devinais déjà l'identitée s'approchait peu à peu et d'un pas nonchalant de moi, puis me serra par la taille avant de poser délicatement sa tête contre mon dos. Tout en tournant ma tête je lui dis "Alors chaton, bien dormi ?", à ces mots elle frotta sa tête contre moi tel un chat marquant son territoire puis me répondit d'un hochement de tête.
Neo-Massilia n'était plus qu'à une vingtaine de minutes, dans dix minutes Anabelle et moi irons chercher nos bagages avant de descendre à quai.

jeudi 5 mars 2009

Ce soir, c'est soirée

Grâce à une amie j'ai réussi à retrouver une certaine motivation à écrire ce récit, à peine inspiré de faits réels. Oui je commence à essayer l'écriture sous... "substances qui font rigoler" comme disent certains. Rassurez-vous chers camarades, rien d'illicite à cela si ce n'est de la vodka...

Un de mes camarades m'a convié à une soirée entre amis, en compagnie de connaissances personnelles ou de connaissances indirectes, me laissant donc l'occasion de faire de nouvelles rencontres. L'endroit où était donné cette réception était un appartement des quartiers aisés de la ville, dans un salon ma foi fort charmant, où s'étaient déjà regroupées une dizaine de personnes, venues ici pour la même raison : passer un moment avec des amis et s'amuser.
La soirée commença très bien, nous avions commencé à sortir de quoi passer le temps, une vieille console SNES, la bonne vieille époque des taquets derrière la tête entre amis, les "steaks" comme on dit, et des jeux divers et variés au nombre de cinq, dont un jeu musical, lequel nous occupa pendant un bon moment.
La propriétaire des lieux, mère de notre hôte, nous annonça qu'elle quitterait la maison sur le coup des trois heures du matin, laissant ainsi la maison à notre seule responsabilité, ce fut alors le début d'une longue série de taquets, de vannes incessantes et d'une longue attente pour les trois heures du matin, heure zéro de notre liberté. Certains optèrent pour la solution consistant à dormir en attendant le moment opportun pour se réveiller, d'autres, plus courageux et peut-être pas forcément plus malins, ont décidé de rester éveillés, les mains fixés par une résine astrale aux manettes de la console, auxquels je me suis confondu.
Ainsi, une fois les premiers partis se coucher, ce furent trois longues heures et demie de discussions diverses et variés, de jeux et de calins qui débutèrent. Les discussions tournaient autour des cours, des amis, du sexe, de la fête ou des performances d'un joueur à un certain jeu, généralement associées à des rires, des steaks ou des moqueries sans nom, une poignée de chips dans la bouche donnant naissance à un spectacle sur la digestion alimentaire en temps réel - chapitre 1, entre les dents. Au bout d'un moment, une des filles de notre groupe dit "Franchement, je trouve ça dégueulasse qu'ils viennent là uniquement pour l'alcool. C'est vrai quoi, on les a presque pas vus, et lorsqu'ils viennent ils font rien, franchement c'est dégueulasse, ils pourraient participer avec nous comme on fait à une fête entre amis, non ?" Ce qu'elle disait n'avait rien de faux en fait, tout ce qu'ils attendaient était une variante alcoolique du jeu de la bouteille, rien d'autre que de la vodka et du despérados purs ou avec un peu de coca, et ce fut le début d'un long débat auquel je ne participais que par de simples hochements de tête ou de bêtes acquiescements, du fait de mon immersion d'une part dans la musique de mon baladeur montée à fond, et de l'autre tous mes sens dirigés vers la console et la manette, de toute façon l'alcool c'était pas trop mon truc. Ce que j'ai retenu finalement de ce débat c'est qu'on a fini par comploter contre les autres soiffards afin qu'on les prive de leur breuvage.
C'est alors que vint le moment fatidique, les trois heures du matin sonnèrent à ma montre, le temps de l'alcool pouvait commencer...
Le jeu suivait les règles suivantes : chacun notre tour, on disait "je n'ai jamais fait un tel truc", et tous ceux qui ont fait ce truc doivent boire une gorgée de leur verre. Au début on prenait un peu de coca ou de Despé, puis on a du rationner sec avant que la vodka ne disparaisse sans laisser de traces autres que du vomi sur la moquette, évidemment il-y avait toujours un petit malin qui essayait de passer outre la règle et de boire un peu plus que les autres dans je ne sais quel but stupidement humain, et les autres qui suivaient comme des moutons. Une des premières questions posées fut "je n'ai jamais branlé de cochon", franchement je me demande ce qui est passé par la tête de celui qui a sorti ça, heureusement que personne n'a bu à cet instant... Enfin, ce jeu plutôt sympathique ne dura point plus d'une petite heure, faute d'alcool (façon de parler en fait puisque la Smirnov classique à la limonade voire pure n'était pas au goût de tous) et de gens encore suffisamment lucides pour suivre trois mots qui s'enchainaient sans tourner de l'oeil, alors on s'est arrêtés, et là ce fut la décadence ; tous ceux qui avaient bu plus que leurs organismes (ne tenant, je note en passant, pour la plupart pas l'alcool, ce qui ne les empêche pas de boire une demie bouteille de Desperados par personne et plus si affinités) étaient partis enchainner un tour aux toilettes avec une pause clopes (en fait on en était à redéfininr l'instant hors pause clopes en "pause pas clopes"), un sandwich, un faux bédo fait à base d'herbe à chat et une petite pause toilettes, avec de temps en temps une amie bourrée qui commençait à faire un strip avant qu'on ne la rhabille à coups de taquets ou qu'un autre se mette littéralement à rouler et à chanter sous la table.
Au bout d'une bonne demie heure à écouter les autres délirer, chanter ou gémir, on entendit un voisin monter, le drame, la fête commençait doucement à déborder. Le cher homme était un jeune d'une vingtaine d'années, brun avec des lunettes, le visage fatigué par le manque de sommeil qui ne devait pas être étranger à notre fête. Il fut accueilli après avoir frappé à la porte par quatre d'entre-nous de façon active et trois derrière qui étaient rassemblés comme une foule autour d'un accident, et nous annonça qu'il était pas loin de deux heures du matin et que le code pénal, comme il l'a dit de lui-même, l'autorisait à faire appel à nos amis les agents des forces de l'ordre (aussi appelés chez-nous "flics") pour nous calmer. En soi le fait que les flics viennent n'était pas un problème, du moins pas vraiment pour moi, mais pour la mère de notre hôte oui, et surtout pour le seul majeur du groupe. Certes il pouvait essayer de faire croire qu'il n'avait que 17 ans et éviter des problèmes liés à une défaillance de responsabilités, lesquels l'auraient conduit au poste "et plus si affinités" comme j'aime le dire, mais pour la mère de Greg ça aurait été autre-chose. Il nous a donc aimablement demandé d'arrêter notre fête et de le laisser dormir sous peine de mettre sa menace à exécution puis est redescendu chez-lui. C'était plutôt mal barré en fait, on était plus que quatre ou cinq sur une petite vingtaine à être encore sobres et actifs, ça suffisait en tout cas pour établir ne serait-ce qu'un semblant de service d'ordre pour calmer les gens.
Vers quatre heures et demie du matin, après que tout le monde aie terminé de fumer son paquet de clopes, que les bouteilles de despé et de vodka aient été vidées ou rangées, on a décidé de mettre tout le monde au lit pour que tout le monde soit au-moins un peu frais vers 8h du matin, alors on a disposé des couvertures par-terre et intimé à tout le monde l'ordre de dormir. Certes il fallut pas moins d'une bonne vingtaine de minutes pour mettre tout ça en place et faire dormir une majorité des gens mais tout le monde dormait.

Quatre heures plus tard, huit heures du matin, lendemain de la fête, on s'éveillait peu à peu à la lumière du jour, la fête était finie, le temps était venu de ranger la maison et de rentrer chez-soi.

mardi 10 février 2009

Vision de ma ville


Petite pause philosophique et artistique, un dessin de ce qui pourrait être la ville d'où je viens, une ville du sud de la France, vive, active, jeune, variée, qu'on appelle Marseille.

Ca, c'est fait, la prochaine étape pour la tablette graphique s'appelle le SAV...

dimanche 30 novembre 2008

Genèse - Chapitre 1 - Avant le temps

Voici donc le premier chapitre de l'histoire qu'il m'arrive d'écrire et de compléter pendant les cours. (:
Pour simplifier il s'agit d'une sorte de mythologie de la création du monde façon Silmarillon, enfin vous verrez si jamais vous avez envie de lire ^^

Le titre peut avoir intrigué certains, rassurez-vous ça va pas être très dur ^^ C'est le temps avant le temps. Réfléchissez pas trop, z'allez vous faire mal =p

Au commencement, il n'y avait rien, c'était le néant, puis, en une fraction de temps, dans l'espace (les deux n'existaient alors pas encore), apparurent trois forces : d'abord le Mal, les Ténèbres, le Chaos, puis le Bien, la Lumière, l'Ordre, et enfin l'Equilibre, le juste, né du Bien et du Mal. Puis ils engendrèrent quatre autres entités : les éléments, les suprêmes, la Terre, l'Eau, le Feu et l'Air, qui créèrent à leur tour l'Ether, mélange de ses créateurs. Enfin, pour que les cinq puissent se poser, le Bien et le Mal les entourèrent de tous leurs êtres. L'univers était né.

Le Chaos était le premier né, né avant la Lumière, né avant même sa propre création, et était aussi le premier à enfanter de diverses créatures destinées à s'installer sur un territoire quelconque, en les gardant en lui en attendant de trouver ce territoire, sauf un, le plus puissant, un enfant perdu, issu de son non-être. En réponse à cela, l'Ordre donna naissance à d'autres entités, et son enfant le plus puissant lui aussi s'échappa de sa force, destiné à compléter l'enfant du Chaos, en accord avec l'Equilibre.

Pendant ce temps (qui n'était pas encore né), l'Equilibre donna à ses cinq enfants de quoi créer ce pourquoi ils avaient été créés : créer à leur tour. L'action coordonnée des cinq éléments donna naissance à l'espace ou se plaça le feu pour tout baigner de sa douce et chaude lumière. Plusieurs gouttes d'eau se mirent à tourner autour du feu. Sur une de ces gouttes se posa la terre, pour former une boule de boue qui, en séchant à l'aide du feu, devint solide. Enfin, le vent se posa sur l'amas de terre. L'esprit quant à lui, veillait sur les quatre autres suprêmes. Le monde, la Terre et le soleil étaient nés.
Les Suprêmes décidèrent alors d'installer sur cette terre de nouvelles entités. Ils créèrent alors les hommes et les animaux, esprits animés par une flamme sans cesse ravivée par le vent dans une cage de terre et d'eau. Ils créèrent ensuite la végétation, les forêts, les arbres, en leur donnant une enveloppe de terre, de l'eau, de l'air, de la chaleur et un esprit pour veiller sur eux. Tous étaient destinés à créer dans la continuité des actes de ceux qui les ont créé.

Les rejetons de l'Ombre et de la Lumière s'entendaient à merveille, étaient en harmonie, jusqu'à-ce que tout dérape. Les différences entre les deux enfants commençaient à se faire sentir jusqu'à provoquer une guerre entre les deux entités. Ils se faisaient face avec des armées de leur création ou à l'aide des hommes. Le Juste rétablit alors l'équilibre par un traité de paix : il créa alors le Temps, et fit jurer aux deux de ne jamais se livrer de guerre, directement ou indirectement avant la fin du Temps. Ainsi fut créé le temps.