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Nous étions donc seuls, Anabelle et moi, dans la cave de l'hôtel, plus pour très longtemps d'ailleurs puisque nous étions en train de monter nos affaires vers notre chambre. Une fois arrivés, Anabelle posa sa valise au pied de l'unique lit de la chambre sur lequel elle se coucha et dit en tournant la tête vers moi : "Tu crois que c'était prémédité ?
-Qu'est-ce qui a pu être prémédité ? demandais-je en posant à mon tour ma valise contre le lit
-La chambre." Elle tourne la tête vers la fenêtre donnant vers la rue et continue : "une seule chambre et seulement un lit pour deux
-Et on devrait en conclure quoi ?
-Je sais pas, et toi ?" Je crois qu'elle devait vouloir dire que c'était tout sauf une chambre pour trois ou un célibataire chronique, mais je sais pas vraiment ce qu'elle voulait entendre par là, à part qu'on dormirait ensemble -à moins qu'elle me fasse tomber du lit, auquel cas j'irai dormir comme à mon habitude, adossé au mur- "Les draps ont été lavés récemment", dit-elle en portant le drap à son nez pour mieux le sentir, "ça m'a l'air plutôt propre comme hotel pour une fois", puis elle se leva, pris sa valise et la posa sur le lit pour passer à son inventaire et récupérer son matériel, enfoui sous la masse de vêtements, non pas qu'elle soit désordonnée ou qu'elle aime prendre beaucoup de vêtements (ceci ne l'empêche pas toutefois d'être coquette), mais par sécurité, on a souvent déploré de nombreux objets cassés ou abîmés par le voyage, en particulier son instrument de musique, une sorte de guitare basse à six cordes à peu près trois octaves en dessous de la moyenne, la caisse était façonnée dans un bois robuste gravé jusqu'à la tête, avec quelques fioritures en argent en forme de vignes ou d'une quelque autre plante grimpante. Quant à moi j'avais, en plus de dagues légères et autres armes destinées à trancher autre-chose qu'un repas, un carnet rempli de textes et de dessins, ainsi qu'un tas de crayons, plumes, pinceaux, encres ou autres me servant à dessiner, peindre ou écrire.
Au bout d'une vingtaine de minutes, nos affaires étaient prêtes, nous pouvions donc enfin sortir et commencer à enquêter en ville.
Neo-Massilia, quatrième plus grande ville de Nouvelle Gaule, notre nouvea terrain de jeu.
La partie allait être sur un terrain vaste et longue, du moins à priori, tout dépendra ensuite de notre capacité à agir plus ou moins vite, or là il nous fallait avant tout commencer par chercher des informations auprès des habitants des alentours de la basilique, puis aux églises de la ville, au-moins une devrait avor envoyé quelqu'un, nous quittâmes donc l'hotel, sans nos valises cette fois, mais avec seulement un sac contenant mon matériel de dessin et mes dagues à la ceinture alors qu'Anabelle n'avait qu'une sacoche contenant à priori rien de spécial, je ne me suis personnellement pas risqué à fouiller dedans, puis nous nous sommes dirigés vers l'église la plus proche de la basilique, après un quart d'heure de marche elle se présentait devant nous, portes ouvertes, il ne nous restait plus qu'à entrer, il était près de quatre heures de l'après-midi, le curé était au confessional. Le confessional était classique, travaillé avec quelques bas-reliefs, avec deux entrées pour les pécheurs. Nous attendîmes que la personne avant nous sorte avant d'entrer chacun des deux côtés de la cabane. "Mon père, je dois vous parler", commencais-je,
-"Nous sommes les envoyés de l'ordre", continua Anabelle, "nous sommes là pour aider ceux qui croient en notre seigneur.
-Je vous entends mes enfants, le seigneur vous a entendu et nous demande de me suivre", dit-il en ouvrant la porte du confessional en nous faisant signe de sortir à travers la grille. L'homme, âgé d'à peu près une cinquantaine d'années, au crâne dégarni et portant des lunettes, nous emmena dans la sacristie puis ferma la porte.
-Ici nous sommes en sécurité, mes enfants, pardonnez-moi mais quelqu'un aurait pu nous entendre et je n'aimerais pas être impliqué dans cette affaire, mon nom est Louis, Père Louis Du Mont," dit-il en baissant la tête.
-Enchanté mon père, quant à nous nous ne pouvons donner nos noms, ça serait un risque pour nous et pour l'ordre" dit Anabelle
-Que savez-vous à propos de ce qui s'est passé récemment du côté de la basilique ? demandais-je en m'adossant au mur
-Je ne sais que ce que les gens m'ont confié, je n'ai que peu vu ou entendu des rumeurs sur ce qui s'est passé sur le parvis après la messe ou dans le journal, naturellement vous devez savoir que je ne peux vous rapporter ce que les gens ont confessé à ce sujet, c'est le secret de l'Eglise" annonça-t-il en cherchant un exemplaire du journal dans un des tas de documents sur l'étagère puis sur la table et en nous le donnant.
-Et vous, qu'avez-vous vu ? De vos propres yeux je veux dire, est-ce que vous êtes allés là-bas depuis ?" demandais-je encore
-Non, désolé, le seul de la paroisse à être allé là-bas à ma connaissance était un enfant de coeur accompagné d'un de ses amis, ils n'en sont jamais revenus"
-Vous ne connaitriez pas par hasard un exorciste dans la ville ou l'église où il officie ?" demanda ma camarade
-Malheureusement il n'y a que trois exorcistes dans la ville, l'un d'entre-eux siègeait là-bas, les deux autres ont été envoyés pour tenter de voir ce qu'il s'y passait, un seul en est ressorti, il est actuellement à l'hôpital, dans le coma, et personne ne sait encore s'il va se réveiller un jour, son corps a été mutilé à tel point qu'il aie juste assez de sang encore pour sortir de cet enfer, il gisait dans une flaque de son propre sang. Tout le quartier autour de la basilique a été fui, je suis pas sûr que vous puissiez trouver quoique ce soit en ville à part des rumeurs, je ne suis même pas sûr d'ailleurs que qui que ce soit veuille bien en parler.
-En d'autres termes nous n'avons plus d'autre choix que d'aller directement à l'église ?" demanda-t-elle encore
-En effet oui, désolé mais c'est là toute l'aide que je peux vous apporter"
-Non vous pouvez encore faire autre-chose : nous partirons demain, en attendant nous comptons donc sur vous pour nous fournir de l'huile, de l'eau bénite, du sel et un crucifix, le tout consacré de votre main, est-ce possible ?" demandais-je
-Oui, bien-sûr, mais vous n'avez pas de crucifix en tant que serviteurs de Dieu ?"
-Nous utilisons rarement ce que nous vous demandons, c'est pour ça que nous vous demandons cette aide matérielle, maintenant si vous voulez bien nous excuser nous allons devoir partir" répondit Anabelle en me regardant comme pour demander mon accord.
-Alors je ne vous retiens pas plus longtemps, mes enfants, puisse Dieu vous aider et vous protéger pour le salut de la ville" répondit le prêtre après m'avoir vu acquiescer d'un geste de la tête
-Que Dieu vous protège vous aussi mon père, nous passerons demain matin à l'aube, à l'heure ou les mécréants dorment" répondis-je en ouvrant la porte de la petite pièce où régnait une odeur de vieux livre et de vin, suivi d'Anabelle.
Nous sortîmes donc de l'église et sommes retournés à l'auberge où nous attendait Yohann, assis à une table, qui nous demanda où en étions nous, puis il partit après que nous lui ayons raconté la discussion avec le prêtre.
-Qu'est-ce qui a pu être prémédité ? demandais-je en posant à mon tour ma valise contre le lit
-La chambre." Elle tourne la tête vers la fenêtre donnant vers la rue et continue : "une seule chambre et seulement un lit pour deux
-Et on devrait en conclure quoi ?
-Je sais pas, et toi ?" Je crois qu'elle devait vouloir dire que c'était tout sauf une chambre pour trois ou un célibataire chronique, mais je sais pas vraiment ce qu'elle voulait entendre par là, à part qu'on dormirait ensemble -à moins qu'elle me fasse tomber du lit, auquel cas j'irai dormir comme à mon habitude, adossé au mur- "Les draps ont été lavés récemment", dit-elle en portant le drap à son nez pour mieux le sentir, "ça m'a l'air plutôt propre comme hotel pour une fois", puis elle se leva, pris sa valise et la posa sur le lit pour passer à son inventaire et récupérer son matériel, enfoui sous la masse de vêtements, non pas qu'elle soit désordonnée ou qu'elle aime prendre beaucoup de vêtements (ceci ne l'empêche pas toutefois d'être coquette), mais par sécurité, on a souvent déploré de nombreux objets cassés ou abîmés par le voyage, en particulier son instrument de musique, une sorte de guitare basse à six cordes à peu près trois octaves en dessous de la moyenne, la caisse était façonnée dans un bois robuste gravé jusqu'à la tête, avec quelques fioritures en argent en forme de vignes ou d'une quelque autre plante grimpante. Quant à moi j'avais, en plus de dagues légères et autres armes destinées à trancher autre-chose qu'un repas, un carnet rempli de textes et de dessins, ainsi qu'un tas de crayons, plumes, pinceaux, encres ou autres me servant à dessiner, peindre ou écrire.
Au bout d'une vingtaine de minutes, nos affaires étaient prêtes, nous pouvions donc enfin sortir et commencer à enquêter en ville.
Neo-Massilia, quatrième plus grande ville de Nouvelle Gaule, notre nouvea terrain de jeu.
La partie allait être sur un terrain vaste et longue, du moins à priori, tout dépendra ensuite de notre capacité à agir plus ou moins vite, or là il nous fallait avant tout commencer par chercher des informations auprès des habitants des alentours de la basilique, puis aux églises de la ville, au-moins une devrait avor envoyé quelqu'un, nous quittâmes donc l'hotel, sans nos valises cette fois, mais avec seulement un sac contenant mon matériel de dessin et mes dagues à la ceinture alors qu'Anabelle n'avait qu'une sacoche contenant à priori rien de spécial, je ne me suis personnellement pas risqué à fouiller dedans, puis nous nous sommes dirigés vers l'église la plus proche de la basilique, après un quart d'heure de marche elle se présentait devant nous, portes ouvertes, il ne nous restait plus qu'à entrer, il était près de quatre heures de l'après-midi, le curé était au confessional. Le confessional était classique, travaillé avec quelques bas-reliefs, avec deux entrées pour les pécheurs. Nous attendîmes que la personne avant nous sorte avant d'entrer chacun des deux côtés de la cabane. "Mon père, je dois vous parler", commencais-je,
-"Nous sommes les envoyés de l'ordre", continua Anabelle, "nous sommes là pour aider ceux qui croient en notre seigneur.
-Je vous entends mes enfants, le seigneur vous a entendu et nous demande de me suivre", dit-il en ouvrant la porte du confessional en nous faisant signe de sortir à travers la grille. L'homme, âgé d'à peu près une cinquantaine d'années, au crâne dégarni et portant des lunettes, nous emmena dans la sacristie puis ferma la porte.
-Ici nous sommes en sécurité, mes enfants, pardonnez-moi mais quelqu'un aurait pu nous entendre et je n'aimerais pas être impliqué dans cette affaire, mon nom est Louis, Père Louis Du Mont," dit-il en baissant la tête.
-Enchanté mon père, quant à nous nous ne pouvons donner nos noms, ça serait un risque pour nous et pour l'ordre" dit Anabelle
-Que savez-vous à propos de ce qui s'est passé récemment du côté de la basilique ? demandais-je en m'adossant au mur
-Je ne sais que ce que les gens m'ont confié, je n'ai que peu vu ou entendu des rumeurs sur ce qui s'est passé sur le parvis après la messe ou dans le journal, naturellement vous devez savoir que je ne peux vous rapporter ce que les gens ont confessé à ce sujet, c'est le secret de l'Eglise" annonça-t-il en cherchant un exemplaire du journal dans un des tas de documents sur l'étagère puis sur la table et en nous le donnant.
-Et vous, qu'avez-vous vu ? De vos propres yeux je veux dire, est-ce que vous êtes allés là-bas depuis ?" demandais-je encore
-Non, désolé, le seul de la paroisse à être allé là-bas à ma connaissance était un enfant de coeur accompagné d'un de ses amis, ils n'en sont jamais revenus"
-Vous ne connaitriez pas par hasard un exorciste dans la ville ou l'église où il officie ?" demanda ma camarade
-Malheureusement il n'y a que trois exorcistes dans la ville, l'un d'entre-eux siègeait là-bas, les deux autres ont été envoyés pour tenter de voir ce qu'il s'y passait, un seul en est ressorti, il est actuellement à l'hôpital, dans le coma, et personne ne sait encore s'il va se réveiller un jour, son corps a été mutilé à tel point qu'il aie juste assez de sang encore pour sortir de cet enfer, il gisait dans une flaque de son propre sang. Tout le quartier autour de la basilique a été fui, je suis pas sûr que vous puissiez trouver quoique ce soit en ville à part des rumeurs, je ne suis même pas sûr d'ailleurs que qui que ce soit veuille bien en parler.
-En d'autres termes nous n'avons plus d'autre choix que d'aller directement à l'église ?" demanda-t-elle encore
-En effet oui, désolé mais c'est là toute l'aide que je peux vous apporter"
-Non vous pouvez encore faire autre-chose : nous partirons demain, en attendant nous comptons donc sur vous pour nous fournir de l'huile, de l'eau bénite, du sel et un crucifix, le tout consacré de votre main, est-ce possible ?" demandais-je
-Oui, bien-sûr, mais vous n'avez pas de crucifix en tant que serviteurs de Dieu ?"
-Nous utilisons rarement ce que nous vous demandons, c'est pour ça que nous vous demandons cette aide matérielle, maintenant si vous voulez bien nous excuser nous allons devoir partir" répondit Anabelle en me regardant comme pour demander mon accord.
-Alors je ne vous retiens pas plus longtemps, mes enfants, puisse Dieu vous aider et vous protéger pour le salut de la ville" répondit le prêtre après m'avoir vu acquiescer d'un geste de la tête
-Que Dieu vous protège vous aussi mon père, nous passerons demain matin à l'aube, à l'heure ou les mécréants dorment" répondis-je en ouvrant la porte de la petite pièce où régnait une odeur de vieux livre et de vin, suivi d'Anabelle.
Nous sortîmes donc de l'église et sommes retournés à l'auberge où nous attendait Yohann, assis à une table, qui nous demanda où en étions nous, puis il partit après que nous lui ayons raconté la discussion avec le prêtre.

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