samedi 31 octobre 2009

La vierge sanglante - Chapitre 5 - Infiltration

Hop, croyez pas que c'est parce-qu'on est le 31 que je vous offre ça en particulier mais simplement parce-que j'ai mis du temps à récupérer mes sauvegardes et à retaper ce que j'avais fait en cours d'anglais (ah, pas en cours d'allemand ? Bah, faut varier les plaisirs les filles !)
---
La nuit fut de courte durée, il nous fallait du temps pour mener à bien nos activités, mais en même temps il était nécessaire de bien dormir pour avoir toute notre énergie au réveil, fixé vers six heures du matin, heure à laquelle le bar réouvrait pour qu'on puisse y prendre un café dont l'odeur douce innondait agréablement la pièce. Le café fini et les derniers préparatifs liés au brevage terminés, il ne nous restait plus qu'à nous mettre en route.
C'était encore l'hiver, le soleil ne s'était pas levé et le ciel sombre et la brise étaient seuls avec nous dans les rues, seules quelques personnes pressées, des sans logis, des vagabonds, des gens partis travailler tôt ou loin et un chat traînaient dans les rues faiblement éclairées par les réverbères, en passant devant un banc je me dis qu'il aurait été agréable de s'allonger dessus, mais une petite voix me ramena à la raison. "Nous sommes arrivés, on entre comment ? demanda Anabelle
-A part en frappant à la porte j'ai pas trop d'idées, d'ailleurs ça doit être ouvert. répondis-je en tournant la poignée de la porte avant de m'apercevoir qu'elle était bloquée et d'échapper un petit grognement.
-Evidemment, ça nous aurait tellement facilité la tâche, il reste plus qu'à faire le tour, à moins que tu tiennes à frapper à la porte. soupira Anabelle avec un léger sourire.
En fait il ne nous restait plus effectivement qu'à faire le tour de l'église en cherchant une sorte de porte dérobée, un cimetière à l'arrière du bâtiment... mais rien de tout ça, enfin si, un semblant de cimetière était présent, mais pas de porte, et je n'avais pas vraiment envie de soulever les marbres pour vérifier si un architecte cinglé avait bien placé un passage secret dans une tombe. Pendant qu'on réfléchissait à un moyen d'entrer, on évoquait la possibilité d'aller voir autour de la basilique, mais c'était une mauvaise idée au final, non, la seule chose à faire était d'attendre, en errant dans le quartier ou perché sur une pierre tombale à respirer l'air matinal, discuter.
-"Dis, tu m'aimes encore ?" Cette question était venue sans prévenir, sans que son visage ne change d'expression, comme si elle était venue spontanément. Que pouvais-je répondre ? "Bien-sûr, pourquoi cette question ?" je ne pouvais lui dire le contraire qui, de toute façon, aurait était faux,
-Je sais pas, comme ça, je sais plus trop", la discussion s'arrêta là, inutile d'approfondir là-dessus, alors pour ne pas laisser de temps mort, la discussion embraya sur le livre qu'elle lisait la nuit avant de se coucher et qu'elle me résumait continuellement, chaque fois avec une sorte d'émerveillement et un certain lyrisme qui aurait pu rendre la plus horrible histoire de massacre douce et merveilleuse, mais je suis sûr qu'au-moins l'un d'entre-nous aurait voulu ne pas s'en arrêter là, mais il était préférable de passer à autre-chose. Le livre qu'elle lisait racontait l'histoire d'un ancien général d'Extrême Orient racontant sa vie, comment a-t'il mené ses batailles sur le terrain, laissant à chaque fois une expérience à tirer de son texte sur l'art de la guerre ou sa propre vie.
Le clochet de l'église sonna sept coups, actionné par la main du prêtre, annonçant ainsi son ouverture. Nous enjambâmes donc la barrière du cimetière où nous nous étions posés et entrâmes dans l'église dont la porte était ouverte, un oiseau, un moineau j'imagine, chantait dans une des meurtrières, accompagné par deux pigeons suffisemment gros pour être reconnus de loin, dont les chants étaient aplifiés par l'architecture. Le prêtre était agenouillé devant l'autel où étaient posées deux sacoches contenant sûrement ce que nous lui avions commandé, puis il se leva lorsqu'il entendit nos pas dans la nef. Sur un banc, une jeune femme aux cheveux mi-longs bouclés blonds pleurait, mêlant sa voix au chant des oiseaux qui continuaient à gazouiller.
Le prêtre s'avança vers nous, puis en s'agenouillant il dit en baissant les yeux :
-"Mon frère, ma soeur, tout est prêt pour vous, que Dieu veille sur vous comme il veille sur ses enfants et ceux qui l'honnorent sur..." Généralement quand quelqu'un s'agenouille devant moi de cette façon je le fais se relever avec une baffe, cette fois ci il s'agissait d'un prêtre qui nous avait offert son aide alors je me suis contenté de le soulever par l'aisselle.
-"Mon père, ne vous prosternez pas devant des gens qui n'ont pas encore accompli leur mission quels que soient les risques qu'ils encourrent, vous vivrez, alors tâchez de rester digne pour ceux pour qui vous faites la communion." Il se releva et dit :
-"Alors que Dieu vous vienne en aide, et protégez votre amie, vous avez de la chance d'avoir une si belle jeune femme à vos côtés, jeune homme." Puis il se retira et alla nous chercher les sacoches qu'il avait laissé sur l'autel. La jeune femme qui continuait de pleurer leva légèrement la tête et souffla un petit merci entre deux sanglots, les mains en position de prière. Tout était prêt, il ne nous restait plus qu'à partir, mais au moment où j'allais partir avec les affaires que nous avait donné le prêtre, le bras d'Anabelle s'enroula autour du mien et elle dit à la jeune femme :
-"Comment vous appellez-vous ?
-Je-je m'appelle Jade... Jade Rochas" dit-elle en bégayant
-Pourquoi pleurez-vous, Jade ? Quelqu'un vous-a t'il fait du mal ?
-Non, personne ne m'a fait de mal, je suis la seule responsable de ce qui est arrivé, c'est par ma faute que le seigneur m'a punie en m'enlevant mon mari", elle dit tout cela en respirant entre deux mots pour ne pas bégayer puis continua "Je les ai vus, le trainer par-terre, des clous partout sur le corps, tailladé sur tout le corps, et sa chair qui râpait contre les pavés, j'étais impuissante.
-Où sont-ils partis ? Dites-nous, nous pouvons vous aider, l'aider, aider à arrêter ceux qui ont fait ça et venger votre mari, je vous en prie Jade." J'étais sur le point de l'arrêter quand l'autre continua
-Non, vous ne pouvez pas, vous comprenez pas ! Ils sont partis en haut de Notre Dame de la Garde", hurla-t-elle en attrapant Anabelle. Le fait qu'il aie été emmené là où on allait a attiré mon attention, en général nous n'avons pas le droit de nous impliquer dans ce qui ne nous regardait pas, mais cette fois ça nous conçernait, puis elle continua, "Ceux qui l'ont tué sont les envoyés de la colère de Dieu !" Elle lâcha Anabelle puis se remit à pleurer, le prêtre qui était encore à côté de nous se dépêcha de la réconforter, de lui donner une épaule sur la quelle pleurer et lui redonner espoir, puis il nous fit signe de partir et que tout irait bien.
-"Les envoyés de la colère de Dieu, tu as bien entendu la même chose que moi ?"


---
Notez bien la dernière phrase qui fait monter le suce-pence §§

A vot' bon coeur m'sieurs-dam's !

1 commentaires:

daisy75015 a dit…

Bonjour bonjour ^^,

Je suis soso75 du site Web-Tricheur et j'ai vu ton topic sur le jeu Lockerz. J'aimerais que tu sois mon parrain.
Mon adresse : daisy75015@hotmail.fr
Voilà voilà =)